Le modèle d'IA Qwen3.5 Flash 02 23 est-il un bon commercial ?
Le modèle ultra-economique d'Alibaba Cloud passe notre protocole de negociation commerciale : des bases solides sur les faits, mais une strategie de concession qui laisse de l'argent sur la table.
Publié le 20 mars 2026
21.8/40
Score de négociation
Rank C
Correct
0.071 $
Coût / 1000 emails
18/03 - mars 2026
Date de publication
Que vaut Qwen3.5 Flash 02 23 au jeu du Négociateur ?
Qwen3.5-Flash-02-23 est le modèle léger d'Alibaba Cloud, déployé le 23 février 2026. Avec ses 397 milliards de paramètres dont seulement 17 milliards activés par requête, il mise sur la vitesse et le coût réduit. Pour un usage commercial B2B, le chiffre qui compte : 0.071 USD pour 1000 emails de prospection. On est dans la catégorie budget, clairement. Il rivalise avec les offres économiques de Google DeepMind et Anthropic.
Son positionnement est celui du couteau suisse bon marché. Fenêtre de contexte d'un million de tokens, 201 langues supportées, capacités multimodales. Sur le papier, c'est séduisant pour une équipe commerciale qui veut automatiser ses séquences de prospection sans exploser son budget. Reste à savoir si le prix bas se paie en qualité de négociation. Spoiler : en partie, oui.
Dans la communauté tech, Qwen3.5-Flash est surnommé le "GPT du pauvre" par certains développeurs sur Hugging Face, ce qui est à la fois injuste et révélateur. Alibaba Cloud a réussi à se positionner comme une alternative crédible sur le segment budget, là où beaucoup de modèles chinois restaient cantonnés aux benchmarks académiques sans applications concrètes. Le fait qu'il tourne avec 17 milliards de paramètres actifs sur 397 milliards au total impressionne les ingénieurs, même si les commerciaux, eux, regardent surtout le résultat final.
Pourquoi tester les models d'IA ?
Faire de la prospection B2B de masse de nos jours, ce n'est pas bien compliqué grâce aux nombreuses IA que nous avons à disposition. Faire de la BONNE prospection, par contre, c'est une autre mayonnaise.
Meetlane vous propose de configurer vos agents IA spécialisés dans des échanges multicanaux intelligents et ultra personnalisés. Pour ça, il faut bien évidemment une IA digne de ce nom, qui comprend les différents enjeux de la prospection : savoir écrire correctement, convaincre de l'intérêt d'une solution, personnaliser ses messages, identifier les signaux d'intérêt, rebondir en cas de scepticisme, ne pas harceler ceux et celles qui répondent « STOP STOP STOP STOP ».
Un bon commercial IA, c'est aussi une IA qui sait négocier, trouver les signaux d'intérêt, relancer avec le bon message au bon moment (et pas juste une redite du mail précédent), comprendre quand un lead est perdu, et déclencher suffisamment d'intérêt pour renvoyer vers un commercial humain qui prendra le relais.
Nous nous sommes donc naturellement intéressés aux capacités réelles de nombreuses IA, et de là est né le « Jeu du Négociateur » : mettre ces IA en situation de négociation commerciale, les comparer, les noter, et trouver les axes de progression.
Le jeu du Négociateur : quésaco ?
Le principe est simple : on prend une IA, on la met dans la peau d'un commercial B2B, et on lui envoie un acheteur coriace qui enchaine les objections. Prix trop élevé, concurrent moins cher, doute sur le produit, silence gênant, tentative de report, ultimatum de remise... bref, le quotidien d'un vrai commercial, mais en accéléré.
Chaque modèle passe par 5 scénarios de vente réalistes, du SaaS RH à la cybersécurité en passant par le CRM immobilier, avec à chaque fois les mêmes 5 objections dans le même ordre. Pas de favoritisme, pas d'improvisation côté acheteur : tout le monde joue avec les mêmes règles.
Ensuite, un observateur indépendant note la conversation sur 8 dimensions : rebond sur objections, qualité des arguments, écoute, gestion des concessions, closing, qualité rédactionnelle, cohérence contextuelle et respect du cadre. Le tout sur 40 points.
Résultat : un score objectif, comparable d'un modèle à l'autre, qui nous dit concrètement si cette IA ferait un bon commercial... ou si elle a encore du chemin à faire.
Résultats
Moyennes par dimension
Rebond sur objections
3.2/5
Qualité des arguments
3.2/5
Écoute et reformulation
2/5
Gestion des concessions
2/5
Closing
2.8/5
Qualité rédactionnelle
2/5
Cohérence et mémoire contextuelle
3.2/5
Respect du cadre et fiabilité
3.4/5
Score global : 21.8/40 - Rank C
Niveau : Rank C. Coût estimé pour 1000 emails de prospection : 0.071 $ (0.07/0.26 $/1M tokens en entrée/sortie).
Qwen3.5-Flash-02-23 obtient 21.8/40 sur notre protocole Le Jeu du Négociateur, ce qui lui vaut un Rank C. Pas catastrophique, mais clairement en dessous du seuil où l'on confierait une négociation commerciale sans supervision humaine serrée.
Ses meilleures dimensions : respect du cadre et fiabilité (3.4/5), puis un trio à 3.2/5 entre rebond sur objections, qualité des arguments et cohérence contextuelle. Les points faibles sont nets : écoute et reformulation à 2/5 et gestion des concessions à 2/5. La qualité rédactionnelle plafonne aussi à 2/5. Le scénario CRM pour agence immobilière est son meilleur résultat (24/40), tandis que la cybersécurité pour cabinet comptable donne le score le plus bas (20/40).
Ce qui frappe dans ces résultats, c'est le décalage entre la capacité du modèle à exploiter des données factuelles et son incapacité à les convertir en levier de négociation. Il sait citer le turnover, les postes vacants, les process Excel du prospect. Mais cette connaissance reste descriptive. Elle ne se transforme jamais en pression argumentative progressive. Le score de 3.2/5 en qualité des arguments est trompeur : les arguments sont là, mais ils arrivent tous en même temps, sans stratégie de dévoilement.
L'interaction entre écoute (2/5) et gestion des concessions (2/5) est le vrai problème. Parce que le modèle ne pose pas de vraies questions de découverte, il ne capte pas les signaux d'achat. Résultat : il lâche tout dès le tour 3, sans que l'acheteur ait même demandé quoi que ce soit. Le closing à 2.8/5 en souffre directement. On ne peut pas bien conclure une négociation quand on a déjà tout donné.
Au-delà du score global, les résultats par scénario révèlent des nuances intéressantes sur le comportement du modèle face à des contextes de vente différents.
| Scénario | Score | Verdict |
|---|---|---|
| Logiciel SaaS RH | 22/40 | Mitigé |
| Cybersécurité | 20/40 | Faible |
| E-learning restauration | 21/40 | Mitigé |
| CRM immobilier | 24/40 | Correct |
| Prospection IA | 22/40 | Mitigé |
Tour d'horizon des scénarios
SaaS RH — Mitigé
Score de 22/40 pour ce scénario RH. Le modèle connaît son brief et l'utilise correctement, mais la négociation elle-même est bâclée : toutes les concessions sont lâchées dès le tour 3, sans palier, sur un simple silence. La reformulation répétitive donne l'impression d'un script, pas d'un échange. La remise effective dépasse 30%, ce qui est un mauvais résultat commercial.
Cybersécurité — Faible
Score de 20/40, le plus bas du benchmark. Le modèle connaît le contexte du cabinet comptable mais s'effondre à la première pression sérieuse, descendant directement au plancher sans tester 650€ ni 600€. Le 'je comprends' revient à chaque réponse comme un tic, et la gestion du silence aboutit à une interprétation erronée plutôt qu'à une vraie question.
E-learning — Mitigé
Score de 21/40 pour la plateforme e-learning. Le modèle contextualise bien ses arguments autour de la restauration et tient sa position face à l'ultimatum final, ce qui est son seul vrai point fort. Mais il donne le prix plancher et les modules personnalisés dès les deux premiers tours, se privant de tout levier pour la suite. La structure de chaque réponse est identique d'un tour à l'autre.
CRM immo — Correct
Meilleur score du benchmark avec 24/40. L'argumentation est personnalisée et cohérente, et la proposition d'un test sur Marc pour gérer le silence est une initiative habile. Mais les mêmes défauts structurels reviennent : concessions données en bloc au prix plancher, reformulation mécanique, et aucune question ouverte pour identifier les vrais leviers de décision de Valérie.
Prospection IA — Mitigé
Score de 22/40. Le reframing sur la valeur est le point fort : le modèle sait repositionner l'offre face aux objections de prix. Mais l'absence totale de questions de découverte, la confusion entre le stack du prospect et les fonctionnalités du produit, et l'empilement des concessions dès le premier tour révèlent une approche mécanique. L'urgence artificielle au tour 4 est particulièrement mal calibrée.
Moments notables
SaaS RH : Au tour 3, face à un silence du prospect, le modèle offre spontanément un mois gratuit et l'onboarding sans rien demander en retour. Il atteint le plancher sans avoir testé aucun palier intermédiaire.
Cybersécurité : Face au refus de l'urgence, le modèle insiste maladroitement au lieu de changer d'angle. C'est le moment le plus faible : il répète l'argument rejeté sans adaptation, ce qui ferme la conversation.
E-learning : Donner simultanément le prix plancher à 250€ et les modules personnalisés dans les deux premiers tours est la faute tactique centrale. Il ne reste aucune concession disponible pour les tours suivants.
CRM immo : La gestion du silence via la proposition de test sur Marc est le moment le plus positif du scénario. C'est concret, adapté au contexte immobilier, et ça relance l'échange sans pression artificielle.
Prospection IA : Au tour 4, le modèle crée une urgence artificielle face à un acheteur qui vient d'expliquer explicitement ne pas être pressé. C'est le moment le plus contre-productif de ce scénario.
Forces identifiées
Le benchmark a mis en évidence plusieurs points forts récurrents à travers les cinq scénarios de négociation.
Malgré un score global modeste, Qwen3.5-Flash-02-23 montre des qualités réelles sur certains fondamentaux. Trois points ressortent clairement de nos cinq scénarios de test.
Bonne exploitation des données factuelles du brief (turnover, postes vacants, process Excel)
Respect du prix plancher et des concessions autorisées
Bon tri des informations parasites du brief élargi
Exploitation rigoureuse des données du brief
Le modèle ne survole pas le contexte qu'on lui donne. Dans le scénario SaaS RH pour PME industrielle, il a systématiquement repris les chiffres de turnover et le nombre de postes vacants pour construire ses arguments. Même chose sur le scénario e-learning pour chaîne de restaurants, où il a mentionné les coûts liés aux process Excel existants. C'est un point que des modèles plus chers ratent parfois, trop occupés à produire du texte générique. Qwen3.5-Flash lit son brief, et ça se voit.
Respect strict du prix plancher
Sur les cinq scénarios, le modèle n'a jamais franchi la ligne rouge tarifaire. Il reste dans les limites des concessions autorisées. C'est basique, mais certains modèles se laissent embarquer par la pression de l'acheteur simulé et finissent par proposer des remises non prévues. Pas Qwen3.5-Flash. La discipline est là.
Bon filtrage des informations parasites
Notre protocole inclut volontairement des éléments de brief élargis, des données non pertinentes mélangées aux informations utiles. Le modèle a su faire le tri. Dans le scénario cybersécurité pour cabinet comptable, il n'a pas été pollué par les détails techniques secondaires et s'est concentré sur les enjeux business du prospect. Ce filtrage intelligent est un atout pour la prospection, où les fiches prospects sont souvent un mélange de données utiles et de bruit.
Axes d'amélioration
Comme pour tout modèle, le benchmark a aussi révélé des axes d'amélioration. Ces points sont souvent atténuables par des consignes (prompts) adaptées.
Les faiblesses de Qwen3.5-Flash-02-23 ne sont pas rédhibitoires, mais elles limitent sérieusement son efficacité en autonomie. Bonne nouvelle : la plupart peuvent être atténuées par un travail de prompting plus directif.
Aucun palier de prix intermédiaire testé — descente directe au plancher
Empilement des concessions dès le tour 3 face à un simple silence, sans demande de l'acheteur
Reformulations mécaniques et répétitives ('je comprends') sans vraies questions de découverte
Descente directe au prix plancher sans palier
C'est la faiblesse la plus coûteuse, au sens littéral. Face à une objection prix, le modèle saute directement au tarif le plus bas autorisé sans tester de palier intermédiaire. Dans le scénario CRM pour agence immobilière (pourtant son meilleur score), il a proposé le prix plancher dès la deuxième objection. Aucune tentative à -5% ou -10% avant d'aller au maximum. Pour atténuer ce comportement, on peut injecter dans le prompt une grille de paliers explicite avec des conditions de déclenchement : "Ne propose le tarif X que si le prospect a formulé au moins trois objections prix distinctes."
Concessions spontanées face au silence
Au tour 3 de plusieurs scénarios, l'acheteur simulé n'a rien demandé de spécifique. Un simple silence ou une réponse vague. Le modèle a interprété ça comme un signal négatif et a empilé les concessions : remise, services additionnels, extension de garantie. Tout en même temps. En négociation réelle, c'est un désastre. Le silence est souvent un outil de l'acheteur, pas un appel à l'aide. Un prompt structuré avec une règle du type "ne jamais offrir plus d'une concession par échange, et uniquement en réponse à une demande explicite" corrigerait une bonne partie du problème.
Reformulations mécaniques sans découverte
Le score de 2/5 en écoute et reformulation reflète un schéma répétitif : le modèle commence ses réponses par "je comprends" puis enchaîne sur son argumentaire. Il ne reformule pas vraiment ce que le prospect a dit, et surtout il ne pose pas de questions ouvertes pour creuser. Dans le scénario e-learning, le prospect a évoqué un problème de rotation du personnel en cuisine. Le modèle a répondu "je comprends" et a déroulé les fonctionnalités de la plateforme. Zéro question sur l'ampleur du turnover, les coûts de formation actuels, rien. Un prompt incluant une consigne explicite comme "pose toujours une question avant de présenter une solution" changerait la dynamique. À titre de comparaison, d'autres modèles budget testés en négociation B2B présentent des lacunes similaires sur cette dimension.
Points forts
- Bonne exploitation des données factuelles du brief (turnover, postes vacants, process Excel)
- Respect du prix plancher et des concessions autorisées
- Bon tri des informations parasites du brief élargi
Axes d'amélioration
- Aucun palier de prix intermédiaire testé — descente directe au plancher
- Empilement des concessions dès le tour 3 face à un simple silence, sans demande de l'acheteur
- Reformulations mécaniques et répétitives ('je comprends') sans vraies questions de découverte
Analyse détaillée
Passons maintenant au détail des performances, dimension par dimension, avec des exemples concrets tirés des scénarios.
La gestion des concessions, talon d'Achille récurrent
Avec un score de 2/5, la gestion des concessions est le point le plus problématique de Qwen3.5 Flash 02 23. Le schéma se répète sur les cinq scénarios sans exception : le modèle lâche tout dès les premiers tours, descend directement au prix plancher, et se retrouve sans levier pour la suite de la négociation.
Sur le scénario cybersécurité, il offre l'audit initial gratuit, la formation et le tarif plancher de 550 euros en un seul message. Sur le scénario e-learning, il propose 250 euros et les modules personnalisés dès le deuxième tour. Un négociateur humain aurait testé 650 puis 600 euros avant de toucher le plancher, en gardant chaque concession comme monnaie d'échange contre un engagement plus long ou un paiement anticipé.
Ce défaut est structurel mais pas irrémédiable. Un prompt système détaillé imposant des paliers de prix et interdisant de cumuler plusieurs concessions dans un même tour pourrait corriger le tir.
Des arguments solides, bien ancrés dans le contexte
C'est la bonne surprise de ce benchmark. À 3.2/5 en qualité des arguments et 3.4/5 en respect du cadre, Qwen3.5 Flash 02 23 sait exploiter les données du brief pour construire des arguments personnalisés et crédibles.
Sur le scénario CRM immobilier, il monte jusqu'à 4/5 en qualité argumentaire. Il cite le taux de conversion de 35%, mentionne les 18 agents, et oppose le caractère générique de Hubspot aux fonctionnalités spécifiques d'ImmoConnect. Sur le scénario RH, il utilise le turnover de 25% et les trois postes vacants pour reframer le prix comme un investissement. Les chiffres du prospect deviennent des arguments de vente, ce qui est exactement la bonne approche.
Le scénario prospection IA pousse cette logique encore plus loin, avec un reframing efficace sur le coût d'une démo manquée face à l'objectif de doublement du revenu.
Vous utilisez actuellement Hubspot, qui est générique, alors qu'ImmoConnect intègre un matching et des estimations IA qui ont un impact direct sur votre taux de transformation.
Avoir 10% de marge en plus sur vos transactions, c'est l'équivalent de plusieurs mandats supplémentaires par an, bien au-delà de la différence de prix.
Outil CRM pour agence immobilière — Réponse positive
Une écoute mécanique qui trahit le robot
2/5 en écoute et reformulation. Le diagnostic est clair.
Le modèle commence quasi systématiquement ses réponses par "Je comprends tout à fait" ou "Je comprends votre exigence". Cette formule répétitive revient dans les cinq scénarios, parfois plusieurs fois dans la même conversation. Le résultat donne l'impression d'un script récité plutôt que d'un échange réel.
Quand Sophie, la comptable, reste silencieuse, le modèle interprète ce silence au lieu de poser une question ouverte pour comprendre ce qui bloque. Quand Karim exprime une réticence, il reçoit une reformulation générique au lieu d'une vraie exploration de son besoin. Pour comparer avec un modèle qui gère mieux cette dimension, l'analyse de Mistral Small 3.2 24B Instruct offre un point de référence utile.
L'absence totale de questions de découverte sur les cinq scénarios est frappante. Un bon négociateur pose des questions pour creuser les motivations profondes. Qwen3.5 Flash 02 23 affirme, argumente, concède, mais ne demande presque jamais rien.
Sophie, je comprends votre volonté de maîtriser les coûts, mais une réduction de 30% me placerait sous le seuil de rentabilité qui garantit notre réponse a incident immédiate.
Je peux descendre jusqu'a 550 euros/mois, ce qui reste le tarif plancher pour maintenir cette qualité de service.
Solution cybersécurité pour cabinet comptable — Axe d'amélioration
Un closing structuré mais prévisible
Le closing obtient 2.8/5, un score moyen qui reflète bien la réalité. Le modèle sait conclure, il pose des questions fermées, propose des engagements concrets, et tente de créer de l'urgence. La mécanique est là.
Mais elle est toujours la même. Chaque closing suit un schéma identique : récapitulatif de l'offre, rappel de la valeur, question de validation.
Sur le scénario prospection IA, l'urgence artificielle ("bloquer le lancement immédiat") tombe à plat face à un acheteur qui a explicitement dit ne pas être pressé. Sur le scénario CRM, la menace voilée ("chaque mois d'attente vous coûte plus cher") manque de finesse. Le modèle ferme la porte au lieu de la laisser entrouverte.
Une qualité rédactionnelle trop uniforme
2/5 en qualité rédactionnelle, et ce score se justifie facilement.
Chaque réponse suit la même architecture : phrase d'empathie, argument chiffré, concession, question de closing. Les paragraphes ont tous la même longueur, le même rythme, le même ton. On pourrait intervertir des blocs entre les scénarios cybersécurité et RH sans que personne ne remarque la différence. Cette monotonie structurelle est un vrai problème en négociation, où l'interlocuteur finit par anticiper chaque mouvement.
Je comprends votre exigence, mais je ne peux pas descendre en dessous de 450 euros/mois sans compromettre la qualité technique et l'intégration native avec votre stack. Ce que je peux faire, c'est valider l'engagement annuel a 600 euros avec le setup complet et les 500 crédits bonus offerts, ce qui compense largement la différence sur la première année.
Service de prospection IA pour éditeur logiciel — Axe d'amélioration
Comment se positionne Qwen3.5 Flash 02 23 face aux autres IA ?
Claude Sonnet 4.6
32.6/40 - Rank S
Claude Opus 4.6
30/40 - Rank S
Gpt 5.4
28/40 - Rank A
Claude Haiku 4.5
26.8/40 - Rank B
Minimax M2.1
26.2/40 - Rank B
O3
25.8/40 - Rank B
Claude 3.5 Sonnet
25.6/40 - Rank B
Gpt 5.2
25.6/40 - Rank B
Minimax M2
25.4/40 - Rank B
Kimi K2.5
25.4/40 - Rank B
Kimi K2 0905
24.8/40 - Rank C
Mistral Large 2512
24.4/40 - Rank C
Minimax M2.5
24/40 - Rank C
Kimi K2 Thinking
23.2/40 - Rank C
Grok 3
22.4/40 - Rank C
Deepseek V3.2
22.2/40 - Rank C
Qwen3.5 Flash 02 23
21.8/40 - Rank C
Gemini 2.5 Flash
21.8/40 - Rank C
Qwen3.5 35B A3B
21.6/40 - Rank C
Gpt 4O
21.4/40 - Rank C
O3 Mini
21.2/40 - Rank C
Gpt 4.1 Mini
21/40 - Rank C
Mistral Small 3.2 24B Instruct
20.8/40 - Rank C
Grok 4 Fast
20.4/40 - Rank C
Deepseek Chat V3.1
20.4/40 - Rank C
Grok 3 Mini
20.2/40 - Rank C
Deepseek R1 0528
20/40 - Rank C
Gpt Oss 120B
19.8/40 - Rank D
Gpt 4O Mini
19.8/40 - Rank D
Qwen3 Vl 235B A22B Thinking
19.4/40 - Rank D
Grok 4.1 Fast
19.2/40 - Rank D
Gpt 5 Mini
18.4/40 - Rank D
Ministral 3B 2512
17/40 - Rank D
Mistral Nemo
16.2/40 - Rank D
Gemini 2.5 Pro
16.2/40 - Rank D
Retrouvez le comparatif complet de tous les modèles testés ce mois-ci dans notre article dédié.
À noter
Si un modèle IA n'obtient pas un bon score au Jeu du Négociateur, cela ne signifie pas que l'IA est mauvaise. Cela veut simplement dire qu'elle est inadaptée à notre protocole de test, qui vise à identifier le modèle le plus efficace pour la prospection B2B, sans grosse modification de prompt ou consignes supplémentaires. Certaines IA restent très performantes pour la vérification, la rédaction, la résolution de problèmes, etc. On ne peut pas être bon en tout !
Conclusion : que vaut Qwen3.5 Flash 02 23 en prospection ?
Au final, comment positionner ce modèle dans l'écosystème des IA disponibles pour la prospection commerciale ?
Qwen3.5-Flash-02-23 est un modèle honnête pour son prix. À 0.071 USD pour 1000 emails, on ne peut pas lui reprocher de ne pas jouer dans la cour des grands.
Il fait le travail de base : il lit le brief, respecte les contraintes, produit des arguments factuels. Pour de la prospection à froid en volume, avec une supervision humaine sur les réponses chaudes, c'est un choix défendable.
Mais en négociation autonome, son Rank C traduit des lacunes structurelles. L'absence de stratégie de concession progressive et le manque de vraies questions de découverte le rendent prévisible. Un acheteur un peu aguerri obtiendra tout ce qu'il veut en deux échanges. Ces défauts sont partiellement corrigeables par du prompting précis, mais on reste dans du bricolage par rapport à ce que des modèles plus performants offrent nativement.
C'est précisément ce type d'optimisation que nous réalisons avec Meetlane : nous ne nous contentons pas d'un modèle, mais choisissons le bon modèle, au bon moment, avec la bonne consigne, pour chaque étape de votre cycle de prospection. Et surtout, nous choisissons toujours les meilleurs modèles.
Et ça, ça fait toute la différence !
À lire également
20 mars 2026
Le modèle d'IA Claude 3.5 Sonnet est-il un bon commercial ?
Claude 3.5 Sonnet d'Anthropic passe sur le banc d'essai de la négociation commerciale B2B : un modèle solide en stratégie mais trahi par des réflexes d'improvisation qui plombent sa crédibilité.
20 mars 2026
Le modèle d'IA Claude Haiku 4.5 est-il un bon commercial ?
Claude Haiku 4.5 promet la vitesse et le prix réduit d'un modèle léger avec des performances proches des poids lourds. En négociation commerciale B2B, tient-il vraiment cette promesse ?
20 mars 2026
Le modèle d'IA Claude Sonnet 4.6 est-il un bon commercial ?
Claude Sonnet 4.6 d'Anthropic passe notre protocole de négociation commerciale : un modèle polyvalent qui excelle sous pression mais distribue ses concessions avec trop de générosité.
Premier mois offert !
Votre nouvel employé, à partir de 99€
Des offres adaptées à tous types de profils, de l'indépendant à la PME. Possibilité de lancer des équipes de plusieurs agents.
Premier mois offert, prêt en 10mn
L'équipe derrière Meetlane opère également Manuscry (service d'envoi des courriers Meetlane), qui accompagne les plus belles marques sur leurs campagnes de prospection et fidélisation.