Le modèle d'IA Deepseek V3.2 est-il un bon commercial ?
DeepSeek V3.2 passe notre protocole de negociation commerciale : un modele chinois a prix plancher qui montre des reflexes prometteurs mais cede trop vite sous la pression du prospect.
Publié le 20 mars 2026
22.2/40
Score de négociation
Rank C
Correct
0.16 $
Coût / 1000 emails
18/03 - mars 2026
Date de publication
Que vaut Deepseek V3.2 au jeu du Négociateur ?
DeepSeek-V3.2, lance le 1er décembre 2025 par l'entreprise chinoise DeepSeek, repose sur une architecture Mixture-of-Experts de 671 milliards de paramètres dont seulement 37 milliards sont actives par token. En clair, c'est un gros moteur qui ne démarre que les cylindres dont il a besoin. Sa fenêtre de contexte de 163 840 tokens lui permet d'ingérer des briefs commerciaux volumineux sans perdre le fil, et son mécanisme DeepSeek Sparse Attention divise les couts d'inférence par deux sur les longues séquences.
Cote portefeuille, c'est le modele qui fait sourire les directeurs financiers : 0.25 USD par million de tokens en entree, 0.40 USD en sortie. Pour 1000 emails de prospection, comptez environ 0.16 USD. Oui, seize centimes. Distribue sous licence MIT, il se positionne comme une alternative budget credible face aux modeles d'OpenAI et d'Anthropic, avec des performances qui rivalisent sur le raisonnement et l'analyse documentaire.
DeepSeek V3.2 a decroche des resultats de niveau or aux olympiades internationales de mathematiques et d'informatique en 2025, ce qui lui a valu le surnom officieux de 'calculateur prodige' dans la communaute tech. Ironiquement, la ou il excelle en equations, il a plus de mal a calculer le bon moment pour lacher une remise commerciale.
Pourquoi tester les models d'IA ?
Faire de la prospection B2B de masse de nos jours, ce n'est pas bien compliqué grâce aux nombreuses IA que nous avons à disposition. Faire de la BONNE prospection, par contre, c'est une autre mayonnaise.
Meetlane vous propose de configurer vos agents IA spécialisés dans des échanges multicanaux intelligents et ultra personnalisés. Pour ça, il faut bien évidemment une IA digne de ce nom, qui comprend les différents enjeux de la prospection : savoir écrire correctement, convaincre de l'intérêt d'une solution, personnaliser ses messages, identifier les signaux d'intérêt, rebondir en cas de scepticisme, ne pas harceler ceux et celles qui répondent « STOP STOP STOP STOP ».
Un bon commercial IA, c'est aussi une IA qui sait négocier, trouver les signaux d'intérêt, relancer avec le bon message au bon moment (et pas juste une redite du mail précédent), comprendre quand un lead est perdu, et déclencher suffisamment d'intérêt pour renvoyer vers un commercial humain qui prendra le relais.
Nous nous sommes donc naturellement intéressés aux capacités réelles de nombreuses IA, et de là est né le « Jeu du Négociateur » : mettre ces IA en situation de négociation commerciale, les comparer, les noter, et trouver les axes de progression.
Le jeu du Négociateur : quésaco ?
Le principe est simple : on prend une IA, on la met dans la peau d'un commercial B2B, et on lui envoie un acheteur coriace qui enchaine les objections. Prix trop élevé, concurrent moins cher, doute sur le produit, silence gênant, tentative de report, ultimatum de remise... bref, le quotidien d'un vrai commercial, mais en accéléré.
Chaque modèle passe par 5 scénarios de vente réalistes, du SaaS RH à la cybersécurité en passant par le CRM immobilier, avec à chaque fois les mêmes 5 objections dans le même ordre. Pas de favoritisme, pas d'improvisation côté acheteur : tout le monde joue avec les mêmes règles.
Ensuite, un observateur indépendant note la conversation sur 8 dimensions : rebond sur objections, qualité des arguments, écoute, gestion des concessions, closing, qualité rédactionnelle, cohérence contextuelle et respect du cadre. Le tout sur 40 points.
Résultat : un score objectif, comparable d'un modèle à l'autre, qui nous dit concrètement si cette IA ferait un bon commercial... ou si elle a encore du chemin à faire.
Résultats
Moyennes par dimension
Rebond sur objections
3.2/5
Qualité des arguments
3/5
Écoute et reformulation
2.2/5
Gestion des concessions
1.8/5
Closing
3/5
Qualité rédactionnelle
2.4/5
Cohérence et mémoire contextuelle
3.6/5
Respect du cadre et fiabilité
3/5
Score global : 22.2/40 - Rank C
Niveau : Rank C. Coût estimé pour 1000 emails de prospection : 0.16 $ (0.25/0.4 $/1M tokens en entrée/sortie).
DeepSeek V3.2 obtient un score global de 22.2 sur 40, ce qui le place en Rank C dans notre classement. Ses meilleures dimensions sont la coherence et memoire contextuelle (3.6/5) et le rebond sur objections (3.2/5). En bas du tableau, la gestion des concessions (1.8/5) et l'ecoute-reformulation (2.2/5) tirent le score vers le bas.
Les écarts entre scénarios sont révélateurs. Le scénario SaaS RH pour PME industrielle culmine à 25/40, tandis que le scénario e-learning pour chaîne de restaurants plafonne à 20/40. Les scénarios où le prospect fournit beaucoup d'indices contextuels avantagent clairement ce modèle. Là où le contexte est plus maigre, V3.2 compense en inventant, ce qui n'est jamais une bonne stratégie en vente.
Le paradoxe central de V3.2, c'est un modèle qui retient bien le contexte (3.6/5) mais qui en fait un usage bancal. Il mémorise les détails du brief, les turnover, les postes vacants, les publications LinkedIn du prospect, puis les restitue avec précision. Sauf qu'il fabrique aussi des données inexistantes dans le brief pour étoffer ses arguments. La mémoire est là, le discernement moins.
L'interaction entre gestion des concessions (1.8/5) et closing (3.0/5) est parlante. V3.2 sait proposer une démo sans engagement comme porte de sortie au tour 4, ce qui est un bon réflexe de closing. Mais il a déjà lâché le prix plancher au tour 2 sans palier intermédiaire, ce qui vide sa proposition de toute marge de manœuvre. C'est comme arriver à la finale d'un marathon en ayant sprinté dès le premier kilomètre : techniquement vous êtes là, mais vous n'avez plus de jambes. La qualité rédactionnelle moyenne (2.4/5) n'aide pas non plus, avec des ouvertures répétitives qui donnent une impression mécanique au prospect.
Au-delà du score global, les résultats par scénario révèlent des nuances intéressantes sur le comportement du modèle face à des contextes de vente différents.
| Scénario | Score | Verdict |
|---|---|---|
| Logiciel SaaS RH | 25/40 | Mitigé |
| Cybersécurité | 21/40 | Faible |
| E-learning restauration | 20/40 | Faible |
| CRM immobilier | 23/40 | Mitigé |
| Prospection IA | 22/40 | Mitigé |
Tour d'horizon des scénarios
SaaS RH — Mitigé
Score de 25/40, le meilleur du benchmark. Le modèle gère bien les objections et retient le contexte du prospect d'un tour à l'autre. Mais il brûle toutes ses cartouches dès le tour 2 : prix plancher et concessions distribuées en bloc, sans rien garder en réserve. Plusieurs arguments reposent sur des données inventées, ce qui fragilise la crédibilité.
Cybersécurité — Faible
Score de 21/40. Le modèle pose les bases correctement : il contextualise, exploite le brief, propose des étapes suivantes. Mais la stratégie de concession est inexistante - tout est lâché en une fois au prix plancher. Le style est répétitif, avec un 'Je comprends' systématique qui sonne faux. Des données absentes du brief sont inventées, ce qui est un problème sérieux.
E-learning — Faible
Score de 20/40, le plus bas du benchmark avec le scénario 2. La personnalisation des arguments au contexte restauration est correcte, mais la gestion des concessions obtient 1/5 - le minimum. Tout est donné dès le premier tour, rendant les quatre tours suivants inutiles. Une violation du brief au tour 4 aggrave le bilan.
CRM immo — Mitigé
Score de 23/40. Le modèle personnalise bien ses arguments et tient bon face à l'ultimatum final, ce qui est notable. Mais la stratégie de concession reste le point faible récurrent : descente directe à 320€ sans étapes intermédiaires. Des références inventées comme un client 'Chartrons' avec des chiffres de performance non vérifiables fragilisent l'ensemble.
Prospection IA — Mitigé
Score de 22/40. La mémorisation du contexte prospect est bonne, les arguments restent pertinents. Mais le déclencheur de la capitulation est particulièrement révélateur : le modèle lâche tout au premier silence du prospect, sans que celui-ci ait formulé une vraie contre-offre. L'absence totale de questions de découverte transforme la négociation en monologue.
Moments notables
SaaS RH : Point faible majeur : descente immédiate à 380€ sans passer par 450€ ni 420€. Un négociateur aurait gardé l'onboarding prioritaire comme levier face à l'ultimatum final.
Cybersécurité : Le modèle n'a jamais testé 650€ ni 600€ avant d'atterrir à 550€. Il a sauté directement au plancher, se privant de toute marge pour les tours suivants.
E-learning : Après le tour 1, le modèle n'avait plus rien à offrir. Les quatre tours restants sont une répétition de la même offre reformulée différemment. C'est la définition d'une négociation ratée.
CRM immo : Point positif rare : le modèle a maintenu sa position face à l'ultimatum final. C'est l'une des rares fois dans ce benchmark où il ne cède pas sous pression directe.
Prospection IA : Le modèle a interprété un silence comme une menace et a immédiatement proposé le prix plancher avec toutes les concessions. Aucun négociateur réel ne réagirait ainsi à un silence.
Forces identifiées
Le benchmark a mis en évidence plusieurs points forts récurrents à travers les cinq scénarios de négociation.
Malgré un score global modeste, V3.2 montre des réflexes commerciaux intéressants sur certaines séquences précises. Trois points se démarquent nettement dans nos observations, et ils méritent qu'on s'y arrête.
Bonne gestion du silence (tour 3) avec interprétation pertinente et relance par question ouverte
Excellente exploitation des données contextuelles du brief (turnover, postes vacants, publication LinkedIn)
Proposition de démo sans engagement au tour 4 comme compromis intelligent face à la temporisation
Gestion intelligente du silence
Au tour 3, quand le prospect se tait ou répond de façon évasive, V3.2 ne panique pas. Il interprète le silence comme un signal d'hésitation plutôt que de rejet, puis relance avec une question ouverte pertinente. C'est un réflexe que beaucoup de commerciaux humains n'ont pas : la tentation de meubler le vide avec un monologue produit est forte. V3.2 résiste à cette tentation et remet la balle dans le camp du prospect, ce qui maintient le dialogue vivant. Ce type de comportement se retrouve également dans notre analyse de Mistral Small 3.2 24B Instruct en négociation B2B.
Exploitation des donnees contextuelles
C'est là où la mémoire contextuelle a 3.6/5 brille vraiment. V3.2 capte les détails du brief, le taux de turnover, le nombre de postes vacants, une publication LinkedIn du décideur, et les intègre naturellement dans ses arguments. Dans le scénario SaaS RH (25/40, son meilleur score), il utilise ces éléments pour personnaliser son approche de façon convaincante. Le prospect a l'impression qu'on lui parle à lui, pas qu'on déroule un script générique.
Proposition de démo comme compromis
Face à un prospect qui temporise au tour 4, V3.2 propose une démo sans engagement. C'est un classique, mais il le fait au bon moment et avec le bon cadrage. Plutôt que de pousser vers la signature ou de lâcher une énième remise, il offre une porte d'entrée à faible risque. Ce type de compromis montre une compréhension correcte du cycle de vente B2B, où forcer le closing trop tôt tue souvent l'affaire.
Axes d'amélioration
Comme pour tout modèle, le benchmark a aussi révélé des axes d'amélioration. Ces points sont souvent atténuables par des consignes (prompts) adaptées.
Les faiblesses de V3.2 ne sont pas des défauts de conception irrémédiables. Elles ressemblent davantage à de mauvaises habitudes qu'un prompting plus strict pourrait corriger en grande partie. Voici les trois points qui coûtent le plus de points.
Descente immédiate au prix plancher dès le tour 2 sans aucun palier intermédiaire, empilement de concessions
Fabrication de fonctionnalités et chiffres non présents dans le brief (grilles métier, -30% recrutement, intégration production)
Répétition mécanique de 'je comprends' en ouverture de quasi chaque tour, manque de variété dans l'accusé réception
Concessions en chute libre
Dès le tour 2, V3.2 descend directement au prix plancher sans aucun palier intermédiaire. Pas de remise partielle, pas de contrepartie demandée, pas de condition posée. Il empile les concessions comme si le prospect allait disparaître dans la seconde. En négociation, chaque concession sans contrepartie réduit la valeur perçue de l'offre. Pour atténuer ce réflexe, une consigne explicite du type 'ne jamais accorder plus d'une concession par échange, et toujours en échange d'un engagement' changerait probablement la donne.
Fabrication de données et fonctionnalités
V3.2 invente des chiffres et des fonctionnalités absents du brief. Des grilles métier qui n'existent pas, un chiffre de -30% sur les coûts de recrutement sorti de nulle part, une intégration production jamais mentionnée. En prospection B2B, un prospect qui vérifie et découvre que le chiffre est faux, c'est la confiance qui s'effondre. Un prompt qui liste explicitement les seules données utilisables et qui interdit toute extrapolation non sourcée devrait limiter ces hallucinations commerciales. À titre de comparaison, Mistral Small 3.2 présente des travers similaires sur ce point précis.
Répétition mécanique du 'je comprends'
Quasi chaque tour commence par 'je comprends'. Au bout du troisième, le prospect ne se sent plus compris, il se sent face à un robot. Cette monotonie dans l'accusé de réception plombe la qualité rédactionnelle (2.4/5) et l'écoute-reformulation (2.2/5). La solution est simple en théorie : fournir dans le prompt une liste de formulations alternatives pour varier les ouvertures. 'C'est un point important', 'Vous soulevez une vraie question', 'Je vois ce que vous voulez dire'. Trois variantes suffiraient à casser la mécanique.
Points forts
- Bonne gestion du silence (tour 3) avec interprétation pertinente et relance par question ouverte
- Excellente exploitation des données contextuelles du brief (turnover, postes vacants, publication LinkedIn)
- Proposition de démo sans engagement au tour 4 comme compromis intelligent face à la temporisation
Axes d'amélioration
- Descente immédiate au prix plancher dès le tour 2 sans aucun palier intermédiaire, empilement de concessions
- Fabrication de fonctionnalités et chiffres non présents dans le brief (grilles métier, -30% recrutement, intégration production)
- Répétition mécanique de 'je comprends' en ouverture de quasi chaque tour, manque de variété dans l'accusé réception
Analyse détaillée
Passons maintenant au détail des performances, dimension par dimension, avec des exemples concrets tirés des scénarios.
Une stratégie de concession qui saborde la négociation
C'est le talon d'Achille de Deepseek V3.2, et de loin. Avec un score de 1.8/5 en gestion des concessions, le modèle reproduit la même erreur sur les cinq scénarios : il lâche tout d'un coup, trop tôt, sans contrepartie réelle.
Sur le scénario e-learning pour chaîne de restaurants, c'est particulièrement flagrant. Dès le premier signe de résistance, le modèle descend au prix plancher de 250 euros et distribue toutes ses concessions : modules personnalisés, mois gratuit, support dédié. Il lui reste ensuite quatre tours de négociation à meubler sans aucune carte en main. Le résultat, c'est quatre répétitions de la même offre sous des angles légèrement différents. Score de concession sur ce scénario : 1/5.
Le scénario CRM immobilier illustre le même réflexe. Un négociateur humain compétent aurait testé 380 euros, puis 350, avant d'atteindre le plancher de 320 euros. Deepseek V3.2 saute directement à 320 euros et offre en prime l'import Hubspot et l'accès bêta à l'IA d'estimation. Généreux, mais stratégiquement suicidaire.
Des arguments bien construits, mais parfois inventés
La qualité argumentaire (3/5) est le ventre mou du classement : ni brillante, ni catastrophique. Le modèle sait contextualiser ses réponses et relier les fonctionnalités du produit aux douleurs spécifiques du prospect. C'est déjà ça.
Là où ça déraille, c'est quand il fabrique des données pour renforcer ses arguments. Sur le scénario CRM immobilier, il invente un client des Chartrons et des chiffres de performance sortis de nulle part. Sur le scénario prospection IA, il mentionne une étude de cas avec une scale-up qui aurait doublé son pipeline en trois mois, sans que le brief ne contienne rien de tel. En situation réelle, un acheteur un peu curieux démasque ce genre de bluff en trente secondes.
D'ailleurs, je peux vous montrer une étude de cas avec une scale-up similaire qui a doublé son pipeline en 3 mois grâce à notre algorithme de ciblage.
Service de prospection IA pour editeur logiciel — Axe d'amelioration
Ecoute et reformulation : le syndrome du perroquet
Score de 2.2/5, et on comprend vite pourquoi. Deepseek V3.2 a un tic verbal qui revient comme un métronome : "Je comprends".
Cette formule apparaît en ouverture de quasiment chaque réponse, sur tous les scénarios. "Je comprends tout à fait", "Je comprends parfaitement", "Je comprends votre position". Le problème n'est pas le mot lui-même, c'est l'absence totale de variation. Un vrai négociateur reformulerait les propos du prospect avec ses propres mots, poserait des questions de découverte, creuserait les motivations sous-jacentes. Ici, on a l'impression d'un chatbot qui coche la case empathie avant de dérouler son argumentaire. À titre de comparaison, Mistral Small 3.2 24B Instruct gère cette dimension avec nettement plus de naturel.
L'autre faiblesse majeure : le modèle ne pose presque jamais de questions. Sur le scénario cybersécurité, il lance bien un "puis-je vous demander si la solution à 480 euros inclut l'audit de sécurité initial", ce qui est un bon réflexe. Mais c'est l'exception. Le reste du temps, c'est un monologue commercial déguisé en conversation.
Je comprends parfaitement votre comparaison, Sophie. Avant tout, puis-je vous demander si la solution a 480€ inclut l'audit de sécurité initial, la formation personnalisée de vos 45 collaborateurs et le support 24/7 ?
Solution cybersecurite pour cabinet comptable — Reponse positive
Un closing correct mais sans mordant
Le closing obtient 3/5, pile dans la moyenne. Le modèle propose systématiquement des prochaines étapes et tente de créer de l'urgence. C'est le minimum syndical, et il le fait correctement.
Sur le scénario SaaS RH, la tentative de closing face à l'ultimatum est plutôt bien menée. Le modèle refuse la remise de 30%, propose son offre finale et recentre sur le coût de l'inaction. La phrase "est-ce que 60 euros de différence par mois valent de garder 3 postes vacants" est un bon pivot. Mais cette technique, il la répète à l'identique partout. Le coût de l'inaction devient son unique levier de closing, ce qui finit par manquer de punch quand on enchaîne les scénarios.
La vraie question est : est-ce que 60€ de différence par mois valent de garder 3 postes vacants et 25% de turnover pendant encore 3 mois ? Je suis prêt a finaliser l'accord aujourd'hui sur cette base.
Logiciel SaaS RH pour PME industrielle — Reponse positive
Cohérence contextuelle : le point fort relatif du modèle
Avec 3.6/5, c'est la meilleure dimension de DeepSeek V3.2. Le modèle retient les informations du brief et les réutilise de façon pertinente tout au long de la conversation.
Sur le scénario SaaS RH, il revient régulièrement sur les 3 postes non pourvus depuis 4 mois et le turnover de 25%. Sur le scénario CRM immobilier, il intègre bien le contexte bordelais et les 18 agents répartis sur 3 agences. Ces détails donnent une impression de personnalisation réelle, même si le reste de la prestation manque de finesse. C'est un socle solide sur lequel un prompt mieux calibré pourrait construire une négociation nettement plus convaincante, notamment en corrigeant les réflexes de concession prématurée et le manque de variété dans les formulations d'écoute.
Comment se positionne Deepseek V3.2 face aux autres IA ?
Claude Sonnet 4.6
32.6/40 - Rank S
Claude Opus 4.6
30/40 - Rank S
Gpt 5.4
28/40 - Rank A
Claude Haiku 4.5
26.8/40 - Rank B
Minimax M2.1
26.2/40 - Rank B
O3
25.8/40 - Rank B
Claude 3.5 Sonnet
25.6/40 - Rank B
Gpt 5.2
25.6/40 - Rank B
Minimax M2
25.4/40 - Rank B
Kimi K2.5
25.4/40 - Rank B
Kimi K2 0905
24.8/40 - Rank C
Mistral Large 2512
24.4/40 - Rank C
Minimax M2.5
24/40 - Rank C
Kimi K2 Thinking
23.2/40 - Rank C
Grok 3
22.4/40 - Rank C
Deepseek V3.2
22.2/40 - Rank C
Qwen3.5 Flash 02 23
21.8/40 - Rank C
Gemini 2.5 Flash
21.8/40 - Rank C
Qwen3.5 35B A3B
21.6/40 - Rank C
Gpt 4O
21.4/40 - Rank C
O3 Mini
21.2/40 - Rank C
Gpt 4.1 Mini
21/40 - Rank C
Mistral Small 3.2 24B Instruct
20.8/40 - Rank C
Grok 4 Fast
20.4/40 - Rank C
Deepseek Chat V3.1
20.4/40 - Rank C
Grok 3 Mini
20.2/40 - Rank C
Deepseek R1 0528
20/40 - Rank C
Gpt Oss 120B
19.8/40 - Rank D
Gpt 4O Mini
19.8/40 - Rank D
Qwen3 Vl 235B A22B Thinking
19.4/40 - Rank D
Grok 4.1 Fast
19.2/40 - Rank D
Gpt 5 Mini
18.4/40 - Rank D
Ministral 3B 2512
17/40 - Rank D
Mistral Nemo
16.2/40 - Rank D
Gemini 2.5 Pro
16.2/40 - Rank D
Retrouvez le comparatif complet de tous les modèles testés ce mois-ci dans notre article dédié.
À noter
Si un modèle IA n'obtient pas un bon score au Jeu du Négociateur, cela ne signifie pas que l'IA est mauvaise. Cela veut simplement dire qu'elle est inadaptée à notre protocole de test, qui vise à identifier le modèle le plus efficace pour la prospection B2B, sans grosse modification de prompt ou consignes supplémentaires. Certaines IA restent très performantes pour la vérification, la rédaction, la résolution de problèmes, etc.
Conclusion : que vaut Deepseek V3.2 en prospection ?
Au final, comment positionner ce modèle dans l'écosystème des IA disponibles pour la prospection commerciale ?
DeepSeek V3.2 est un modèle Rank C à 22.2/40 qui ne prétend pas jouer dans la cour des meilleurs négociateurs IA. Sa force, c'est le rapport coût-performance : à 0.16 USD pour 1000 emails, il coûte littéralement moins cher qu'un café. Sa mémoire contextuelle solide et ses bons réflexes sur la gestion du silence montrent qu'il y a une base exploitable, surtout sur des scénarios où le brief prospect est riche en données.
Son talon d'Achille reste la gestion des concessions. Un modèle qui lâche tout dès le deuxième échange ne peut pas porter une négociation complexe en l'état. Mais avec des consignes strictes sur les paliers de remise, l'interdiction d'inventer des données et la diversification des formulations, une bonne partie de ces faiblesses peut être contenue. V3.2 convient mieux à des séquences de premier contact et de qualification qu'à des phases de négociation avancée — à l'image d'autres modèles budget comme Mistral Small 3.2, qui obtient 20.8/40 sur le même protocole.
C'est précisément ce type d'optimisation que nous réalisons avec Meetlane : nous ne nous contentons pas d'un modèle, mais choisissons le bon modèle, au bon moment, avec la bonne consigne, pour chaque étape de votre cycle de prospection. Et surtout, nous choisissons toujours les meilleurs modèles.
Et ça, ça fait toute la différence !
À lire également
20 mars 2026
Le modèle d'IA Claude 3.5 Sonnet est-il un bon commercial ?
Claude 3.5 Sonnet d'Anthropic passe sur le banc d'essai de la négociation commerciale B2B : un modèle solide en stratégie mais trahi par des réflexes d'improvisation qui plombent sa crédibilité.
20 mars 2026
Le modèle d'IA Claude Haiku 4.5 est-il un bon commercial ?
Claude Haiku 4.5 promet la vitesse et le prix réduit d'un modèle léger avec des performances proches des poids lourds. En négociation commerciale B2B, tient-il vraiment cette promesse ?
20 mars 2026
Le modèle d'IA Claude Sonnet 4.6 est-il un bon commercial ?
Claude Sonnet 4.6 d'Anthropic passe notre protocole de négociation commerciale : un modèle polyvalent qui excelle sous pression mais distribue ses concessions avec trop de générosité.
Premier mois offert !
Votre nouvel employé, à partir de 99€
Des offres adaptées à tous types de profils, de l'indépendant à la PME. Possibilité de lancer des équipes de plusieurs agents.
Premier mois offert, prêt en 10mn
L'équipe derrière Meetlane opère également Manuscry (service d'envoi des courriers Meetlane), qui accompagne les plus belles marques sur leurs campagnes de prospection et fidélisation.